orgue Kaczor©Blaise_Adilon
 

Département claviers

Orgue

La classe d'orgue du CNSMD de Lyon, intégrée au département claviers, s'est ouverte en 1985 et à été confiée successivement à Xavier Darasse et Jean Boyer.

Les étudiants de la classe d’orgue s’ouvrent au répertoire traditionnel indispensable dans le domaine liturgique, mais aussi aux écoles nationales caractéristiques jusqu’aux réalisations les plus contemporaines. Interprétation mais aussi improvisation, musique d’ensemble, utilisation et gestion du patrimoine organologique sont à l’ordre du jour. Les étudiants peuvent également profiter de la venue ou de l’enseignement complémentaire de certaines grandes personnalités du monde de l’orgue, tels que Olivier Latry, François Ménissier, Michel Bouvard, Jan Willem Jansen, Bernard Foccroule…

Équipe pédagogique

François Espinasse
Assistante : Liesbeth Schlumberger

Parc instrumental

Peu d’orgues subsistant à Lyon depuis la Révolution française, de surcroît adaptés à un enseignement régulier, c’est à Toulouse que la classe fait ses débuts sur l’orgue Saby, avant de rejoindre le CNSMD de Lyon en 1991. A cette date, le Conservatoire a pu compter également sur quelques autres orgues de la ville (La Rédemption, l’église réformée des Terreaux, Saint-François de Sales, Saint Pothin, …).

En 1993, la classe investit l’amphithéâtre Darasse, lieu où s’arrête le temps, et inaugure l’un des bijoux du CNSMD de Lyon, un magnifique orgue Grenzing, de qualité exceptionnelle.

La classe d’orgue dispose également de deux orgues d’étude Delangue et Saby.

L’Orgue Grenzing

L’Amphithéâtre Darasse était auparavant connu sous le nom d’Amphithéâtre Chabrol. Il doit son appellation au premier professeur d’orgue du CNSMD : Xavier Darasse. Il renferme le grand orgue Grenzig depuis 1993.

Sollicité pour l’enseignement et de nombreux concerts, cet orgue qui, compte tenu de son harmonisation et de son style, peut servir la musique de chambre et participer aux séances de musique ancienne, résulte d’une conception originale que, dans le programme de l’inauguration, Jean Boyer analyse avec clarté :« l’orgue du CNSMD a été imaginé par Xavier Darasse. Son souhait était ambitieux : un instrument racé avant tout, pouvant néanmoins servir un vaste répertoire ».

Le choix s’est porté sur un modèle saxon du XVIIIe siècle ; orgue qui bénéficiait déjà à cette époque de l’apport de plusieurs courants esthétiques et dont l’une des caractéristiques dominantes était la variété des jeux de fonds, pouvant se mêler les uns aux autres.

On décida cependant de ne pas se limiter à la copie d’un instrument historique. La couleur du son devait être œuvre personnelle tout en s’appuyant sur l’option initiale, tout en respectant les dimensions de la salle qui devait abriter l’orgue. L’harmonisation particulièrement délicate exigeait un talent hors du commun.

Gerhard Grenzig, à qui ont été confiées la construction et la conception définitive de l’instrument, a relevé le défi, bien au-delà de l’objectif fixé, en réalisant un authentique chef-d’œuvre.

Doté de trois claviers et pédales et d’une traction mécanique sensible (suspendue), cet orgue dont la composition fut établie par Jean-Pierre Decavèle, le buffet dessiné par Walther Laible et la polychromie par Bernard Sibieude, dispose des 37 jeux suivants :

  • grand-orgue (2e clavier, 56 notes) : bourdon 16, montre 8, bourdon à cheminée 8, prestant 4, flûte douce 4, doublette 2, quinte 2 2/3, tierce 1 3/2, cornet 3r., fourniture 5r., trompette 8,
  • positif (1er clavier, 56 notes) : bourdon 8, viole de gambe 8, viole 4, petit bourdon 4, doublette 2, larigot 1 1/3, sifflet 1, sesquialtera 2r., voix humaine 8,
  • récit (3e clavier, 56 notes) : flûte 8, cor de chamois 8, quintaton 8, flûte de cheminée 4, prestant 4, doublette 2, quarte 2, nasard 2 2/3, terzian 2 r. (tiercelette), cymbale 3 r., dulzian 8 (douçaine),
  • pédale (30 notes) : soubasse 16, flûte 8, prestant 4, fourniture 3 r., bombarde 16, trompette 8.

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