Her body is a cage
 

Le jeune ballet

Tournée 2019

Le Jeune Ballet du CNSMD de Lyon, placé sous la direction artistique de Davy Brun (directeur des études chorégraphiques par intérim) et emmené par la maîtresse de ballet Gaëlle Communal Van Sleen, vous invite à des incursions dans des univers chorégraphiques contrastés et créatifs.

Le Jeune Ballet du CNSMD de Lyon

Chaque saison, des chorégraphes de renommée internationale et de jeunes créateurs/trices sont invité(e)s à faire danser le Jeune Ballet du CNSMD de Lyon.

D’orientation classique ou contemporaine, ces étudiant(e)s danseurs/seuses, à l’orée de leur carrière, sont amené(e)s à faire l’expérience de la scène, à relever des défis, à interpréter des œuvres du grand répertoire, à collaborer au processus de création avec les nouvelles générations de chorégraphes et être ainsi confronté(e)s à une grande diversité de courants et d’univers chorégraphiques.
Dernière étape d’une formation de haut niveau, le temps de la rencontre avec les publics est un moment phare de leurs parcours d’apprentissage. À travers les mises en situation scéniques, les actions de médiation et de transmission, ces jeunes danseurs/seuses affirment leur identité d’interprète et transmettent leur passion au plus grand nombre.

Pour la saison 2018-2019, le Jeune Ballet vous propose de découvrir deux créations et de redécouvrir trois chorégraphies des répertoires classiques et contemporains avec Ohad Naharin, Noé Soulier, Bruno Bouché, Bernard Baumgarten et José Carlos Martinez.

Les étudiants sont aussi invités régulièrement à s’exprimer en dehors du plateau de manière créative en mêlant d’autres expressions artistiques lors d’actions de sensibilisation à destination des publics sur des événements tels que les Biennales de la Danse et d’Art Contemporain de Lyon ou encore Camping, organisé par le Centre National de la Danse à Pantin et aux Subsistances à Lyon.

Le programme des œuvres présentées par le Jeune Ballet couvre un large champ d’écritures offrant un regard multiple sur les techniques classiques et contemporaines qui s’enrichissent, se complètent. Un véritable coup de projecteur sur les différents modes de composition chorégraphiques et systèmes créatifs s’y rattachant.

La venue du Jeune Ballet dans une ville, un théâtre, une université, un festival est aussi l’occasion de rencontres avec les publics et de programmer des actions de médiation culturelle et de sensibilisation à l’art chorégraphique, à imaginer et construire ensemble.
Le programme des œuvres présentées par le Jeune Ballet couvre un large champ d’écritures offrant un regard multiple sur les techniques classiques et contemporaines qui s’enrichissent, se complètent. Un véritable coup de projecteur sur les différents modes de composition chorégraphiques et systèmes créatifs s’y rattachant.

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LAK de Davy Brun par Sarah Lowicki

LAK de Davy Brun © Sarah Lowicki

Programme 2019

Bruno BouchéConstellations, création classique – 20′
Bernard BaumgartenJe suis assis avec une canette en étain à la main – création contemporaine – 20′
Noé SoulierRemoving Reset, répertoire contemporain – 20′
José Carlos MartinezSoli-ter, répertoire classique – 15′
Ohad Naharin
- Echad Mi Yodea, répertoire contemporain – 10′

Davy Brun, direction artistique
Gaëlle Communal van Sleen, maître de ballet
Reynald Bureau, régie lumière
Gilles Duroux, régie son
Maïté Chantrel, costumes

LE JEUNE BALLET, QUI EST-IL ?

Le Jeune Ballet 2018 à la Maison de la danse

Chorégraphes invités

Ohad Narin

Echad Mi Yodea
Chorégraphie : Ohad Naharin
Transmission Gaga et chorégraphique : Caroline Boussard
Musique : Hava Nagila, chanson traditionnelle arrangée et jouée par Dick Dale / Echad mi yodea, chanson traditionnelle arrangée et jouée par The Tractor’s Revenge et Ohad Naharin.
Création lumière : Avi Yona Bueno (Bambi)
Costumes : remerciements au Centre chorégraphique James Carlès de Toulouse pour le prêt
Coordinatrice artistique Gaga : Aya Israeli

Chorégraphe israélien au style incisif et qui fait rayonner la Batsheva Dance Company de Tel Aviv, Ohad Naharin a modifié le paysage chorégraphique contemporain dans son pays et bousculé les idées préconçues sur la danse. « Repousser les limites » est la caractéristique essentielle de son travail, ouvert à tout ce qui est humain, à l’influence de toute culture, de tout art, de toutes les manières de bouger. Personnage rebelle et fantasque, il compte parmi les créateurs de danse les plus sollicités.
En plus de son travail pour la scène, Naharin a élaboré une méthode originale, « Gaga », une forme de pratique corporelle qui explore la sensation et libère les corps au cœur du mouvement. Devenue la technique de base de l’entraînement des danseurs de la Batsheva, elle attire les danseurs de la planète entière, de même que chez le grand public, en Israël notamment, où se tiennent régulièrement des classes libres.
L’irrésistible talent chorégraphique de Naharin de même que l’inventivité et la richesse de son vocabulaire gestuel en ont fait l’un des chorégraphes les plus recherchés par les compagnies de danse du monde entier. Par ailleurs, son travail durant les répétitions avec le Cedar Lake Contemporary Ballet pour une nouvelle version de Deca Dance a fait l’objet du documentaire Out of Focus (2007), de Tomer Heymann.

Noé Soulier

Removing Reset, extrait de la pièce originale Removing, créée en 2015
Chorégraphie : Noé Soulier
Lumière : d’après la création de Gilles Gentner
Création costumes : Maïté Chantrel, d’après les originaux de Chiara Valle Vallomini
Removing explore les qualités de mouvement à finalité concrète comme frapper, éviter ou atteindre. On pense rarement à former une ligne avec sa jambe ou à laisser tomber le poids de son bras alors que saisir un objet, éviter un meuble sont les actions d’un vocabulaire commun avec le public. La composition s’appuie sur plusieurs paramètres que les séquences de mouvements partagent : même structure géométrique dans l’espace, même partie du corps mise en jeu, etc. Ressemblances et dissemblances peuvent être fortes ou, a contrario, à peine perceptibles. J’essaie de jouer sur des niveaux de densité visuelle qui peuvent changer brutalement, si l’on passe d’un contrepoint à 4 voix à un unisson, ou au contraire évoluer de manière progressive. »

Né à Paris en 1987, Noé Soulier a étudié au CNSM de Paris, à l’École Nationale de Ballet du Canada, et à PARTS – Bruxelles. Il a obtenu un master en philosophie à l’Université de la Sorbonne (Paris IV) et participé au programme de résidence du Palais de Tokyo : Le Pavillon. En 2014, il met en espace Movement Materials pour l’inauguration de la Fondation Vuitton.
Noé Soulier interroge la manière dont on perçoit et dont on interprète les gestes à travers des dispositifs multiples et joue du décalage entre le discours et les gestes qui les accompagnent. La série de pièces chorégraphiques incluant Removing, Faits et gestes, Second Quartet pour la compagnie L.A. Dance Project ou sa prochaine création From Within, tentent d’activer la mémoire corporelle des spectateurs avec des mouvements qui visent des objets ou des événements absents et qui suggèrent par la même plus qu’ils ne montrent. L’exposition chorégraphiée Performing Art, créée au Centre Pompidou, renverse quant à elle la position habituelle de la danse dans l’espace du musée en chorégraphiant l’installation d’une sélection d’œuvres de la collection par des accrocheurs professionnels sur scène.

Bruno Bouché

Constellations, création 2018 pour le Jeune Ballet du CNSMD de Lyon.
Chorégraphie : Bruno Bouché.
Musiques : Tim Hecker Music for Tundra, Johann Johannsson A Song for Europa, Gorillaz Fireflies.
Création costumes : Maïté Chantrel.
« Constellations est née de la rencontre avec ces jeunes artistes en écho avec la pièce Fireflies que je créais au même moment pour les artistes du Ballet de l’Opéra national du Rhin. Je suis parti d’exercices de styles, d’improvisations guidées qui ont fait éclore des petites constellations où se révèle ce qui les animent. Des êtres en devenir qui apprennent aussi dans un mouvement plus choral à être ensemble. Une dramaturgie de leur présence au monde se constitue alors, à travers un langage académique et sa tradition investie par des énergies d’aujourd’hui. »

Danseur issu de l’Opéra de Paris, chorégraphe et directeur artistique d’Incidence chorégraphique, collectif d’artistes créé en 2000 avec une poignée de compagnons, Bruno Bouché prend en main la direction du CCN/Ballet de l’Opéra national du Rhin en septembre 2017. Une riche et grande aventure pour ce danseur-chorégraphe qui a soif de questionnements et qui compte faire de cette maison un lieu d’expérimentation où développer ses interrogations sur la danse en Europe au XXIe siècle, la façon narrative du ballet, le rôle de l’artiste et de l’art dans la société.
En Bruno Bouché, l’on découvre une personnalité attachante, profonde et volontaire à la fois, qui sait se faire entendre, tant est forte la passion qui l’anime.


Bernard Baumgarten

Je suis assis avec une canette en étain à la main, création 2018 pour le Jeune Ballet du CNSMD de Lyon.
Chorégraphie : Bernard Baumgarten
Musique : David Bowie Blackstar, Heathen, Wishfull Beginnings, Heroes
Création costumes : Maïté Chantrel
Je suis assis avec une canette en étain à la main est né du plaisir de découvrir le potentiel artistique et technique des jeunes danseurs du CNSMD de Lyon. J’ai été inspiré par leurs corps, leurs joies, l’envie de se lancer dans une carrière artistique avec leur énergie débordante qui demande à être modelée, composée : nous avons eu des moments d’échanges mais aussi de solitude, des temps furtifs, volés, composés et décomposés. C’est tout simplement l’histoire de la vie et cela met aussi en jeu leur capacité à composer ensemble. Redécouvrir la musique de David Bowie. Là aussi, je me laisse inspirer par les sons d’œuvres moins connues d’un artiste hors du temps, pour partager l’émotion que procure son œuvre ».

Né à Luxembourg, Bernard Baumgarten a fait ses études au Conservatoire de Musique de sa ville natale et auprès de divers centres de danse en France. Diplômé en pédagogie de la danse, il a été membre de la Compagnie S.O.A.P. Dance Theater Francfort de 1991 à 1993. Depuis 1993, il travaille en tant que chorégraphe indépendant et a créé la Compagnie UnitControl en 1995. En 2007, il est directeur artistique du TROIS C-L – Centre de Création Chorégraphique Luxembourgeois.
Sa démarche artistique est d’associer chorégraphie, texte, langage, composition musicale, travail virtuel par ordinateur, film, vidéo etc. dans la création de ses pièces.
Aujourd’hui, son travail se redirige vers le mouvement chorégraphique en tant que langage universel. L’accompagnement de jeunes chorégraphes fait partie intégrante de ses projets artistiques.


José Carlos Martinez

Soli-ter, créé en 2006 à l’Orangerie de Roissy-en-France.
Chorégraphie : José Carlos Martinez
Assistant/transmission chorégraphique : Jean-Christophe Guerri
Musique : Frédéric Chopin Nocturne op. 48, Camille Saint-Saëns Sonate pour clarinette et piano op. 167 (allegro animato), Francis Poulenc Sonate pour clarinette et piano (allegro con fuoco)
Costumes : remerciements au Pôle National Supérieur Danse Provence Côte d’Azur de Mougins pour le prêt
Soli-ter, trois soli pour un seul homme : « On rencontre souvent sa destinée par des chemins qu’on prenait pour l’éviter » [Jean de la Fontaine].

Né à Carthagène (Murcie), José Martinez a brillé durant 20 ans comme étoile sur la scène de l’Opéra de Paris. Il a ensuite pris la direction de la Compagnie de danse d’Espagne, et a été à la fois l’interprète des princes lumineux et des monarques plus sombres, tels le Nosferatu de Jean-Claude Gallotta ou encore le terrible Ivan de Iouri Grigorovitch. Remarqué par les chorégraphes invités – et plus particulièrement ceux d’expression contemporaine – il créé également à l’Opéra Pas./parts de William Forsythe (1999), Appartement de Mats Ek (2000). Pina Bausch le choisit pour être Orphée dans son Opéra dansé Orphée et Eurydice (2008).
En dehors de ses activités à l’Opéra de Paris, José Carlos Martinez a dansé dans les plus grandes compagnies du Monde, et a formé le groupe « José Carlos Martinez en Compagnie » qui se produit régulièrement en Europe et particulièrement en Espagne.
Chorégraphe, il signe sa première création dès 2002, Mi Favorita. S’ensuit nombre de chorégraphies dont celle imaginée en 2010 pour le Ballet national de Shanghai dans le cadre de l’exposition universelle  « Marco Polo, the last mission ».
Pour sa carrière de danseur, José Carlos Martinez a reçu  le prix Danza & Danza (1998), le Prix Léonide Massine pour son interprétation du Tricorne de Massine, le Grand prix national de la danse (Espagne, 1999), le Prix France/Chine (2004) et le Prix des Arts scéniques (Espagne, 2005). Il est Officier des Arts et Lettres.

Tournée 2019

3 janvier : Centre de Création Chorégraphique Luxembourgeois/Trois C-L
21 et 22 janvier : Amphithéâtre culturel de l’Université Lumière Lyon 2, Bron
26 janvier : Ateliers des Arts/CRD du Puy-en-Velay
2 février : Espace Monts d’Or, Champagne-au-Mont-d’Or
5 février : Le Manège, Vienne
15 mars : CCM/Scène conventionnée pour la Danse de Limoges
26 mars : Théâtre Astrée de l’Université Lyon 1 dans le cadre de Chaos Danse
2 avril : Auditorium de Chalon-sur-Saône
5 et 6 avril : Sémaphore d’Irigny
23 mai : Théâtre de Villefranche-sur-Saône
4 juin : Opéra-Théâtre de Clermont-Ferrand
Du 18 au 21 juin : Maison de la Danse de Lyon

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