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n°3 – Silvestro Ganassi

Temps fort autour du Traité et des formules de Silvestro Ganassi

Le nom de Silvestro Ganassi (1492-c1550), musicien et théoricien, évoque l’art de la « diminution » ou l’art d’orner, d’embellir une mélodie.
Son traité La Fontegara est une des premières sources dans le courant du XVIe siècle à donner des « regolae » pour exceller en cet art. Moult fois cité, voire invoqué, que nous dit-il exactement, dans le détail ? Ces « règles » qu’il a pris soin de consigner comment les faire nôtres, les pratiquer, les maîtriser ?
Ce séminaire de recherche nous immerge dans cet univers. Ateliers pratiques, exposés, tables rondes ont permis d’en saisir les subtilités, cette fameuse « sprezzatura » chère au courtisan idéal et à l’homme de la Renaissance.

Couverture vidéo Ganassi

Ce projet est une confrontation positive qui réunit des praticiens de différents horizons, opinions ou instruments et des étudiants particulièrement investis. Un projet encore qui fait se croiser les regards de musicologues spécialistes, pour l’un de la notation, pour les autres de l’histoire de l’humanisme, de l’imprimerie, de l’iconographie…
Ce rassemblement autour du Traité de Ganassi, témoin d’un art élaboré, est d’un apport extrêmement enrichissant pour la musique ancienne,  apportant un éclairage inédit et repoussant les limites de la pratique instrumentale.

La pratique de la musique de la Renaissance à la lumière
de La Fontegara (1535) de Silvestro Ganassi

Par William Dongois
> La pratique de la musique de la Renaissance à la lumière de La Fontegara (PDF)

« Ce texte, fait avec promptitude, quasi improvisé (mais mon empressement peut-il être d’analogue à la prontezza des peintres du xvie siècle, invoquée par Ganassi ?), n’est pas le fruit du travail d’un musicologue, d’un universitaire, mais simplement la rédaction et la mise en forme de notes qui ont servi à ces ateliers consacrés à Ganassi au CNSMD de Lyon, ateliers pendant lesquels nous avons essayé d’embrasser les différentes énigmes et questions posées par la Fontegara. De même, tant le texte que les exemples musicaux présentés ici ne sont pas plus le fruit du travail d’un professionnel de la rédaction et de l’édition, mais celui d’un musicien, d’un praticien, j’en appelle donc à la bienveillance et à la tolérance du lecteur.
J’adresse par ailleurs mes remerciements les plus sincères à toute l’équipe du CNSMD de Lyon, à mes collègues, aux étudiants et particulièrement à Anne Delafosse, coordinatrice du département de Musique ancienne » [William Dongois].

Quelques considérations sur les ensembles d’instrumentistes
à l’époque de Silvestro Ganassi (1492-ca 1562)

Par Christian Pointet
> Quelques considérations… (PDF)

Il est particulièrement intéressant d’étudier sur une période temporelle définie certains aspects fonctionnels du métier d’instrumentiste, car ils représentent pour nous un moyen d’appréhender la réalité ou la concrétisation du phénomène musical, qui complète ce que  nous pouvons entrevoir par l’acte terminé de composition, ou par l’étude des pratiques d’exécution et de l’improvisation.
Nous allons donc examiner quelques-uns des aspects les plus accessibles de la question des groupes ou compagnies d’instrumentistes : image sociale, présence et intégration dans la société, fonctionnement en tant que groupe professionnel, savoir-faire combinant tradition orale et culture savante, etc. [Christian Pointet].

Du fleurissement à la diminution, historique de l’art d’orner

Par Raphaël Picazos
Du fleurissement à la diminution,… (PDF)

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