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Saisons passées | saison 2014 - 2015

Récital de master de Mathilde Dambricourt, percussions

Épreuve publique de fin de cycles

Mercredi 1 juillet
10:00 -



entrée libre

Tapage vocal

 

Avec la participation d’Étienne Chevalier, Juliette Moncada, Rosemay Dauvin-Magnan, Sophie Hanne, Chloé Germain (chant), Katy Lafavre (percussion), Fabian Gonzalez, Daniel Alvarado Bonilla, Sam Perkin (composition) et Florian Santos (regard extérieur)

- Jean-Sébastien Bach : Grave en la mineur tiré de la Deuxième Sonate pour violon croisé avec le choral O Haupt voll Blut und Wunden (Oh tête couverte de sang et de plaies) qui a inspiré l’ensemble de la sonate.

Juliette Moncada, Rosemay Dauvin-Magnan, Sophie Hanne, Chloé Germain, Étienne Chevalier, Mathilde Dambricourt

- Jérôme Bertholon :  You must think first (2009), pour percussions et bande son, arrangé pour percussions et voix

Étienne Chevalier, Mathilde Dambricourt

- Sam Perkin :  Landay (2015), création pour 4 voix de femmes et vibraphone

« Dans les vallées afghanes, dans les camps de réfugiés du Pakistan, les femmes pashtounes improvisent des chants d’une extrême intensité, d’une foudroyante violence. Cette forme poétique limitée à deux vers compose en fait un instantané d’émotion, à peine plus qu’un cri, une fureur, un coup de dague entre les épaules. Car ce poème très scandé dit l’amour, l’honneur ou la mort et toujours, à travers ces trois thèmes, toujours la révolte. Jamais sans doute si courte vocalise n’a autant révélé sur l’inhumaine condition de la femme en Islam, sur l’oppression qui la réduit à l’état d’objet domestique et l’asservit au code infantile des hommes. Privée de toute liberté, brimée dans ses désirs et son corps, la femme pashtoune n’a d’autre échappée possible que le suicide ou le chant… ». Le Suicide et le Chant, Sayd Bahodine Majrouh

Landay pour 2 sopranos, 2 altos et vibraphone est une pièce composée à partir de trois poèmes anonymes cherchant à explorer musicalement toute la profondeur contenue en chacun d’eux :

I call. You’re stone.
One day you’ll look to find I’m gone.

I could have tasted death for a taste of your tongue,
watching you eat ice cream when we were young.

Embrace me in a suicide vest`
but don’t say I won’t give you a kiss.

Ces poèmes évoquent en particulier les sujets difficiles et complexes de l’immigration, du suicide, de l’amour et des inégalités entre les sexes. D’un point de vue technique, les chanteuses présentent ces textes de façon masquée. Le texte du premier poème est étiré, déclamé de manière exagérément lente. Après une transition aux accents primitifs, le second poème apparaît sous une forme fragmentée. Enfin, le troisième poème est présenté plus simplement, distillé et pur. La section finale joue avec le dernier mot « kiss » avant de terminer par un élan en forme de catharsis primitive.

Juliette Moncada, Rosemay Dauvin-Magnan, Sophie Hanne, Chloé Germain, Mathilde Dambricourt

- Eleanor Daley :  Ave verum corpus (1996)

Juliette Moncada, Rosemay Dauvin-Magnan, Sophie Hanne, Chloé Germain

- Daniel Alvarado Bonilla (composition instrumentale) et Fabian Gonzalez (composition électronique) :  Paralipomènes, répertoire des oublis d’un livre (2014), création pour percussions et électronique sur des poèmes de Ghérasim Luca (1913-1994)

Le mot paralipomènes désigne les textes d’un livre laissés de côté, les fragments omis, oubliés, ou laissés à part. Cette idée est au centre de la conception du parcours formel de la pièce où l’enchaînement de sections musicales courtes et contrastantes joue un rôle essentiel. L’intégration de la voix de l’interprète au discours instrumental et électronique est inspiré du jeu phonétique ainsi que de la nature très sonore et rythmique de la poésie de Gherasim Luca. La voix et le texte sont traités et « élargis » par le dispositif électronique mais aussi par l’utilisation de différents modes de jeu vocaux.

Fabian Gonzalez, Mathilde Dambricourt

- Dimitri Kabalewski :  Gute Nacht (1961), extrait de The Camp of Friendship (op 66 n°3) pour voix ou choeur d’enfants

Juliette Moncada, Rosemay Dauvin-Magnan, Sophie Hanne, Chloé Germain

- Vinko Globokar:  Ombre (1992), pièce de théâtre musical pour un percussionniste-chanteur, et une boîte à rythme, arrangée en duo

Étienne Chevalier, Katy Lafavre, Mathilde Dambricourt

- Georges Aperghis :  Récitation 9, « Désir » (1978) extrait des Récitations pour voix seule

Étienne Chevalier, Katy Lafavre, Mathilde Dambricourt

Après l’obtention d’un DEM (Diplôme d’Études Musicales) de piano en 2008 et un DEM de percussion en 2009 au Conservatoire de Rouen ainsi que d’une Licence de Musicologie à l’Université de Rouen, Mathilde Dambricourt intègre la classe de percussion de J-B. Couturier au Conservatoire Régional de Tours où elle obtient en 2010 un DEM de musique de chambre et un Premier Prix de Perfectionnement. L’année suivante, elle entre au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon, dans la classe de percussion de J. Geoffroy et H-C. Caget.

Parallèlement à ses études au CNSMD, Mathilde Dambricourt se forme à la pédagogie et obtient un DEM de formation musicale au Conservatoire Régional de Lyon en 2011, ainsi qu’un double DE (Diplôme d’État) de percussion et de formation musicale au CEFEDEM (Centre de Formation des Enseignants de la Musique) Rhône-Alpes en 2014.

Attirée par l’interdisciplinarité artistique, elle s’intéresse au théâtre musical et a l’occasion de travailler avec différents metteurs en scène tels que Nicolas Ramond, Clara Fustier ou encore Florian Santos. Ses premiers spectacles voient le jour, notamment le spectacle pour maternelles Je rêve ? en duo de percussion, ainsi que le spectacle jeune public Il est des moments… avec le trio Percut’elles (percussions mises en scène) sélectionné par les JMF (Jeunesses Musicales de France) en 2013 pour une tournée de deux ans en France. Elle participe également à la création du spectacle jeune public 2 et 2 font… avec 6 autres musiciens, interprété en février 2012 au festival Eklekto à Genève.

Pendant deux ans, elle travaille sur divers projets de créations de spectacles avec Léthé Musicale (un centre de pratique musicale, d’enseignement de la musique et de musicothérapie à destination des personnes en situation de handicap) et participe à plusieurs de leurs stages.

Aujourd’hui, elle suit également un cursus de chant lyrique à l’École Nationale de Musique de Villeurbanne et s’intéresse aux différents liens existant entre voix et percussion. Elle fait notamment partie de l’ensemble de voix de femmes et percussions Alkymia XIV (restituant un répertoire ancien de musique vocale mis en correspondance avec des créations contemporaines) ainsi que de la Compagnie des Petites Frappes travaillant sur la création de chansons expérimentales en français utilisant la voix, les percussions et les lutheries électroniques.

Mathilde se destine à l’enseignement, parallèlement à une vie de musicienne-interprète aux projets et associations artistiques qu’elle souhaite les plus divers et variés.

Un grand MERCI à :

- Mon équipe d’artistes : Étienne Chevalier, Juliette Moncada, Rosemay Dauvin-Magnan, Sophie Hanne, Chloé Germain, Katy Lafavre, Fabián González, Daniel Alvarado Bonilla, Sam Perkin et Florian Santos pour leur énergie, leur investissement, leur travail, leur humour, leur gentillesse et leur immense talent !
- Jean-Geoffroy et Henri-Charles Caget pour ces cinq années folles/ extraordinaires/ déjantées/un peu sérieuses aussi, mais surtout tellement formatrices !
- Ma famille pour son aide et son soutien sans faille
- Mes amis (la classe de percussion et tous les autres !), que ferais-je sans vous… ?
- L’équipe de la Régie toujours au top, et le CNSMD !