orchestre musique ancienne

Saison en cours | saison 2020 - 2021

Festival des Masters

Épreuves publiques de fin de cycles

Mercredi 14 octobre
18:00 - Temple Lanterne
10 rue Lanterne
Lyon

Gratuit sur réservation en ligne

Mardi 13 octobre – 15h et 18h et mercredi 14 octobre 18h

Département de musique ancienne

 Mercredi 14 octobre

Réservation obligatoire ici

18h  Sylvain Manet, chant

Lecture d’extraits, chants et improvisations sur l’épopée héroï-comique : la Pangolinéide, ou les métamorphoses de Covid écrite par Jean-François Lattarico pendant la période de confinement.
Deus, deus meus respice in me : extraits du tractus extrait du graduel neumé de Einsideln (960)
Ha seigneur Dieu, que de grâces écloses : chanson polyphonique à quatre voix de Antoine de Bertrand
Ah stigie larve : scène de la folie d’Orlando, dans l’opéra Orlando de Händel
Si c’est un bien que l’espérance : air à deux parties de Joseph Chabanceau De la Barre.

Noé Chapolard, Camille Fritsch, Almeno Gonçalves : chant
Xavier Sichel, Colin Heller : violons
Minori Deguchi : alto
Clémentine Leduque : clavecin
Morgan Marquié : théorbe

Tout au long de son parcours, Sylvain Manet s’est interrogé sur la meilleure façon de transmettre sa musique. Que ce soit par le travail du verbe et de la langue dans son chant, par une approche chorégraphique du mouvement du musicien, soit par une parole simple ou une mise en scène, il remet en question les codes de la représentation et cherche à créer des dispositions d’écoute différentes.
C’est avec son groupe de Klezmer Paye ton Schtreimel qu’il se confronte le plus au public en arpentant les rues, bars et festivals de France pendant 7 ans. Ces expériences, en parallèle à ses études de clarinette au CRR de Lille, lui ont permis de développer une aisance scénique, une spontanéité nécessaire aux arts de la rue.
Il commence le chant en 2011 au conservatoire de Lille et se dirige vers la pratique des musiques anciennes au Centre de Musique Baroque de Versailles (2014-2016) et ensuite au Conservatoire national supérieur musique et danse de Lyon (2016-2018). Il finit ce mercredi 14 octobre son master de chant musique ancienne dans la classe de Robert Expert.
Il tient à pratiquer le chant dans ses différents aspects, en soliste, choriste et en petit ensemble. Il travaille régulièrement avec la Capella Sanctae Crucis, Spirito, Les Voix Animées, Concerto Soave, il Buranello et se produit avec le Concert Spirituel, l’atelier lyrique de Tourcoing, les musiciens du Louvre. Il a récemment créé le rôle de Shere-khan le tigre dans l’opéra contemporain Jungle, opéra sauvage de la compagnie Eclats.
Pour étayer ses recherches entre musique et mouvement, il se forme en yoga, danse baroque avec Béatrice Massin et en écriture scénique et chorégraphique lors d’un stage avec Gisèle Vienne. Il a aussi été performer, interprète et musicien-acteur pour la Brigitte Nielsen Society, la Compagnie dans l’arbre et les Nouveaux Ballets du Nord-Pas-de-Calais.

J’envisage ce récital raccourci d’une manière bien particulière.
J’ai trouvé dans le département de musique ancienne du CNSMD de Lyon un enseignement riche et une volonté de la part de l’équipe pédagogique de m’aider à développer mon unicité artistique.
Après cette période covidesque et confinée j’ai pu renouer avec un pan de ma personnalité artistique que j’avais mis de côté : un côté punk, conteur, improvisateur et théâtral.
Ce que je vais présenter ne sera pas prêt et très peu répété. Ceci est dû à la situation actuelle qui rend toute organisation compliquée, mais aussi d’une volonté de créer un espace de partage improvisé, un espace de jeu dénué de jugement. J’essaierai cependant de rendre compte de la variété des styles que j’ai pu étudier en quatre ans, cela couvre tout de même 900 ans d’histoire musicale !
Je me servirai donc de l’épopée héroï-comique La Pangolinéide comme base d’improvisation musicale. J’ai trouvé dans ce texte une satire intéressante de la situation actuelle où l’humanité est mise face à sa finitude, à la peur panique de la mort et à la prise de conscience que nos modes de vie occidentaux sont destructeurs et irresponsables. L’hypocrisie et les dérives que cette peur génère nous empêchent d’exercer correctement notre métier d’artiste, de poète. C’est le moment pour moi d’élever ma voix et d’exprimer que pour beaucoup de jeunes gens, la gestion politique de l’État et des institutions publiques n’est pas représentative de notre philosophie.

Silvia Berchtold, flûte à bec

Georg Philipp Telemann : Quatuor n°6 en mi mineur de Nouveaux Quatuors Parisiens
(Prélude, Gay, Vite, Gracieusement, Distrait, Modéré)

Silvia Berchtold est flûtiste à bec, qui est spécalisée dans la musique ancienne ainsi que dans la musique contemporaine et qui vise à mélanger les deux dans la création musicale et dans des projets interdisciplinaires. Issue à Landsberg am Lech, en Allemagne, elle a commencé ses premières leçons de flûte à bec à l’âge de quatre ans. De 2010 à 2015, elle a étudié avec Matthias Weilenmann à l’école des arts de Zurich, où elle a obtenu son master en pédagogie musicale avec mention. En 2018, elle a poursuivi ses études en musique ancienne en master au CNSMD de Lyon avec Pierre Hamon et en même temps en musique contemporaine à Nuremberg avec Jeremias Schwarzer. Silvia est lauréate de plusieurs prix dans des concours internationaux, dont le 1er prix du concours international MOECK/SRP à Londres ; cette année elle est boursière de MMSG et d’ADAMI. En plus des concerts comme au Early Music Festival de Londres ou de Zürich, elle crée et met en scène ses propres projets interdisciplinaires. En février 2018, elle a été artiste en résidence à Varanasi, en Inde, pour se lancer dans la musique indienne. www.silvia-berchtold.com

Temple Lanterne