DaDaOpErA

Saison en cours | saison 2018 - 2019

Collectif d’improvisation

Autour de midi

Vendredi 15 mars
12:30 - Amphithéâtre de l'Opéra de Lyon
Place de la Comédie
Lyon 1er

Gratuit

dAdAoPéRa (création)

cabaret de poche
méGalodrame en 5 actes

distribution
Manon LAMAISON, soprano
Anne-Lise POLCHLOPEK, mezzo-soprano
Ulysse MANAUD, tuba & tuba de poche
Anaélie LARTIGUE, graphisme et illustration

direction artistique
Jean-Marc FOLTZ

Trois jeunes solistes délicieusement effrontés font l’école buissonnière pour improviser un cabaret en fugue et contrepieds autour de Kurt Schwitters, Francis Picabia, Tristan Tzara, André Breton, Man Ray, Hugo Ball, John Cage, Gioacchino Rossini et Mozart… Un petit opéra-nomade farfelu, léger et frivole.

« Dada. Constellation d’individus et de facettes libres. » Tristan Tzara

« Parvenir à l’ineptie en s’engageant totalement dans son présent, c’est le résultat d’une extrême concentration. » Dick Higgins, artiste Fluxus, à propos de Dada

(dés-)h(b)abillage sOnre : Kurt Schwitters, « Ursonate », 1923-1932

  • Acte I (dé)CH(j)anter !

« La pensée se fait dans la bouche » Tristan Tzara

  • Acte II Ventril(h)Oquer

« Il cocorique, jure, gémit, bredouille, yodle comme ça lui chante » Hans Arp

  • Acte III maniFest(oy)er

« Si la pensée se fait d’abord dans la bouche, comme le suppose Tzara, on en déduit qu’elle est d’abord vibration de l’appareil phonatoire, mimique, expression sonore, avant d’être transcrite sous quelque forme que ce soit. Voilà pourquoi l’une des premières expériences dada se déroule en public et revêt l’apparence d’une interprétation de poésie sans mots. » Henri Béhar & Michel Carassou

  • Acte IV (dé)Peindre

« Une philosophie de l’art en tant que fête de l’esprit et des sens. » Pierre Restany

  • Acte V EtyOmer

« Souple mantique et simples tics de glotte, en supplément. », Michel Leiris

Récitatifs, extraits de

Francis Piccabia, Manifeste cannibale, 1920
Hugo Ball, Premier manifeste Dada, 1916
Hugo Ball, Karawane, in Almanach Dada, 1917
Tristan Tzara, Manifeste Dada III, 1918

Airs librement extrapolés d’après

Raoul Hausmann,  Poème sans titre , 1919
Man Ray, Lautgedicht,  1924
Kurt Schwitters Ursonate, 1923-1932
Adon Lacroix, Etyomons, 1917
Pierre-Albert Birot, Poème à crier et à danser, 1924

Entr-Actes

Wolfgang Amadeus Mozart, « Soave sia il vento », in Cosi fan tutte, 1790
Gioachino Rossini, « Duetto buffo di due gatti », 1825

« L’humour
c’est l’eau de l’au-delà
mêlée au vin d’ici-bas »  Hans Arp

« Dada a précisément essayé de culbuter notre façon de penser par la voie unique du oui ou du non. La nature de ce mouvement se perçoit par la suppression radicale du raisonnement dualiste. Le raisonnement devait s’étendre, la pensée par la perception, la perception par la pensée, et les deux s’intégrer dans la poésie, la toile ou le son. » [Hans Richter]

Collectif d’improvisation

Ouvert à diverses approches de la création autour de l’idée de convergences, le collectif d’improvisation du CNSMD de Lyon est l’espace de toutes les rencontres imaginables. Performances, formations de chambres issues d’affinités électives, grands ensembles et projets mixtes issues de complicités transversales ou trans-disciplinaires ponctuent ainsi la saison publique du CNSMD de temps forts. Hors-les-murs, le collectif d’improvisation du CNSMD de Lyon est régulièrement en résidence au Musée d’Art Contemporain, au Musée Gadagne, ainsi qu’à la Médiathèque de Vaise où il présentera le 3 avril prochain un ciné-concert sur le film Koyaanisqatsi, de Geofrey Reggio.

Biographies

Manon Lamaison, soprano
Originaire du pays basque, Manon Lamaison est chanteuse lyrique et pianiste. Après des études de piano au Conservatoire de Toulouse, elle obtient en 2013 une licence de musicologie à la faculté de la Sorbonne à Paris. Elle s’envole alors pour le Canada dans le but d’étudier le chant lyrique et obtient en 2016 une licence de chant classique à l’Université de Montréal. Elle profite également de ces années pour consolider sa technique pianistique. Admise au CNSMD de Lyon en 2016, Manon poursuit actuellement ses études de chant lyrique en master dans la classe de Mireille Delunsch. Elle a également intégré la promotion 2017 de l’Académie Ravel et la promotion 2017-2018 de l’Académie Philippe Jarrousky (promotion Mozart). De plus, elle se perfectionne dans des master-classes auprès de Nathalie Stutzmann et Hartmut Höll.
En parallèle de ses études, Manon se produit en France avec ses amis Benjamin Swax, Jodyline Gallavardin et Lutxi Nesprias. Elle donne ainsi de nombreux concerts publics en France et notamment en région parisienne. Afin de se rapprocher de son pays basque, elle se produit également dans des festivals classiques et baroques du sud-ouest hexagonal. Elle a notamment interprété le rôle de Suzanne dans Les Noces de Figaro (Mozart) lors de la saison 2018 du festival « l’Opéra des Landes ».

Anne-Lise Polchlopek, mezzo-soprano
Anne‐Lise Polchlopek métamorphose les gammes de son violon en vocalises et intègre le CNSMD de Lyon en 2016. Elle y poursuit son cursus auprès de Mireille Delunsch et de Sylvie Leroy. En 2017, elle incarne Dorabella (Cosí fan tutte, Mozart) au Luxembourg puis participe à la master class et concert de Ludovic Tézier à l’Opéra National de Lorraine. Elle dispute la finale régionale Voix Nouvelles à l’Opéra de Lille puis la demi‐finale nationale à l’Opéra de Massy. En 2018, elle est Mercédès (Carmen, Bizet) à Vienne puis le Prince (Cendrillon, Massenet) à l’Amphithéâtre de l’Opéra de Lyon. Elle donne ensuite un récital franco‐espagnol à Houston (USA) avec le guitariste Pierre Laniau. En avril 2019, elle débute avec l’Opéra National de Lyon dans Les Enfants du Levant (I. Aboulker). En juillet prochain, elle donnera un récital au Théâtre des Terrasses (Gordes) avec Juliette Journaux pour Les Saisons de la Voix. Anne‐Lise est lauréate 2018 du 2e prix Mélodie française au Concours International de Chant Nuits lyriques de Marmande puis du Concours International de Mélodie de Gordes. Elle intègre cette année l’atelier lyrique parisien Opera Fuoco dirigé par David Stern.
Anne‐Lise a travaillé sous la direction de Guillaume Connesson, Enrique Mazzola, Rani Calderon, Lionel Sow, Claire Levacher, Karine Locatelli, Pascale Jeandroz, Maxime Pascal, Aurélien Azan‐Zielinski et participé aux master‐class de Ludovic Tézier, Julie Kaufmann, Hartmut Höll, Philippe Cassard et David Selig.

Ulysse Manaud, tuba
Enfant, c’était les voiliers. Bordeaux, la mer. Naviguer en petits groupes au plus près des éléments. En grandissant, agir pour l’environnement et l’humain : s’occuper des villes, des bâtiments et des habitants. Obtenir des diplômes : master en gestion de la construction et du patrimoine, master en management des organisations. Essayer le monde de l’entreprise et basculer vers la musique, déjà présente en pointillé.
Réflexion sur un art éphémère et intangible. Contribuer sans nuire, sans encombrer.
Jouer du tuba, intégrer le CNSMD de Lyon. Participer à des concours, remporter des prix, questionner la compétition.
Le cœur du réacteur ? Interpréter la musique d’ensemble : Opéra, orchestres symphoniques, orchestres  militaires, harmonies, fanfares, brass bands, ensembles de cuivres, quintette de cuivres… trio de cuivres ! Des salles prestigieuses, des salles des fêtes. Derrière un pupitre, en déambulant. Sous la neige ou le soleil.
En filigrane, transmettre et enseigner. Individuellement, en collectif. Attiser la curiosité.
Puis chercher la transversalité. Aborder la scène et le théâtre musical : Cours Florent, ENSATT, Cie Müh. S’adonner à la composition et la création sonore. Relier la rive des interprètes et celle des compositeurs.
Partir étudier ailleurs : Université de Montréal et ENM de Villeurbanne. Voyager et retrouver des personnes inspirantes. Ressentir les musiques improvisées, le jazz et apprendre d’autres langages.
Rencontrer l’autre et tisser des liens organiques. Monter des collectifs et construire des installations. Échanger avec le public, surprendre et faire sourire. Merci la musique !

Opéra de Lyon